07 mai 2008
Pas assez de temps entre les diverses tribulations de ma vie ces temps-ci pour écrire des billets, pourtant j’ai lu plein, plein, plein ! Je n’aime pas voir mon p’tit blog sans vie pourtant, alors je vous mets quelques photos!
D’abord la photo de Miss R. que Canalblog refuse de mettre sur le billet en dessous (allez savoir pourquoi !)
Voici ma dernière nouveauté au CDI ; c’est Toktyopop, le plus grand éditeur de manga ici qui me l’a envoyé gratos. Les élèves adorent, bien sur !
Le facteur a été gentil avec moi ces derniers temps aussi. Aujourd’hui il m’a apporté une p’tite lettre de ma Gaelle préférée. J’adore recevoir du courrier et c’est vrai qu’avec les mèls, c’est de plus en plus rare d’écrire des « vraies » lettres. Gawou m’a envoyé une petite bibliographie de Emmanuelle Houdart, pour essayer de me convertir ( ;0) ). C’est très joli et très bien fait, merci Gawou. J’avais déjà préparé une p’tite enveloppe qui allait partir vers son bout de France vendredi. Comme quoi, les grands esprits etc etc.
Pour finir, il y a quand même des avantages dans mon métier ; j’ai reçu deux ARC (« advance reading copies » ou « uncorrected proofs », je ne connais pas du tout le terme français !) cette semaine :
Le nouveau Percy Jackson, qui sort le 3 juillet et dans lequel je suis plongée (je suis fan mais ca vous le savez surement déjà) et Le combat de l’hiver en anglais, qui sort en novembre.
Samedi je vais à Londres voir l’expo Oliver Jeffers, je vous en reparlerai aussi.
30 avril 2008
Au coeur de ma nuit
Sarra Manning (Pocket Jeunesse)
Let's Get Lost, traduit par Julie Lafon
Isabel a 16 ans ; elle sort trop tard le soir, elle boit, elle fume, elle effraie son petit frère, et elle ment et vole de l’argent à son père qui professeur de littérature américaine à l’université de Brighton, a l’air peu intéressé par sa fille. Après avoir été souffre-douleur lors de ses années primaires et collège (parce qu’elle est très bonne à l’école), elle a décidé que personne ne la traitera plus ainsi et elle règne donc en tyran dans son lycée (qui est une « grammar school », une école qui n’est pas privée mais pour laquelle il faut passer un examen d’entrée) où elle est détestée, même par ses trois amies les plus proches. Mais cette Isabel là n’est qu’une façade, une protection qui cache l’Isabel brisée et tourmentée par la mort soudaine de sa mère, dont elle se sent terriblement coupable (on n’apprendra qu’a la toute fin du livre comment sa mère est décédée). Sa seule défense pour suivre est d’enterrer ce sentiment et ce souvenir au plus profond d’elle et de ne laisser personne avoir accès à la vraie Isabel et à ses sentiments. Mais une rencontre inattendue va tout changer; lors d’une fête d’étudiants comme tant d’autres Isabel rencontre par hasard Smith ; bien qu’elle lui mente dès leur rencontre (en disant par exemple qu’elle a 18 ans), la vraie Isabel se fait apercevoir de plus en plus en sa présence et bientôt son masque tombe complètement. Ce livre m’avait attiré dès sa sortie de 2006 (la couverture est magnifique je trouve) mais il avait été emprunté aussitôt au CDI et s’est depuis volatilisé. Quand j’ai vu qu’il était enfin sorti en France je l’ai acheté pour moi lors de ma visite à Oxford. Je n’ai pas été déçue; Sarra Manning, reine du livre pour adolescentes (son blog est intitulé Anthems for the Teenage Girl !) réalise là une histoire pleine de sensibilité. Oui, Isabel est une garce mais on ne peut s’empêcher de lui vouloir du bien. Sa maladresse envers Smith alors qu’elle se sent perdre contrôle de sa « façade » est touchante. J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, je suis même restée éveillée jusqu'à 2 heures du matin pour le finir. Isabel est un personnage complexe, à fleur de peau, mais qui reste humaine et réelle. Il y a beaucoup de références à une de mes séries américaines préférées The O. C. (je suis bien contente de ne pas être la seule thirtysomething à l’avoir regardé avidement car Sarra Manning a l’air de bien si connaître !) dont les personnages Marissa Cooper, Summer et Seth Cohen, le « geek » parfait dont Manning s’est sans aucun doute inspiré pour Smith. C’est en tout cas un livre pour ados comme on les aime, et il y a même une « soundtrack » : Et voila ce qu’on trouve, un samedi après-midi ensoleillé dans un petit coin du sud-ouest de l’Angleterre :
28 avril 2008
Mon colis swap est arrivé ...
... et quel colis!
C’est Anne (Cosimette) qui m’a gâté et ça me fait d’autant plus plaisir parce que Anne et moi, on s’est rencontré ; la gentille dame de chez Fleurus Presse dont je parle par ici, c’était elle ! Elle m’avait gâté déjà gâté une fois en envoyant à Miss R. un exemplaire de Les P’tites Filles à la Vanille et une petite peluche Vanille, alors je n’en suis pas revenue lorsque j’ai vu son nom sur le paquet !
Le colis, dès l‘ouverture, était merveilleux, jugez plutôt :
Toutes ces plumes de couleur, tous ces jolis paquets : Miss R et moi étions éblouies et nous nous sommes mis à la tache pour ouvrir tout ça très vite ! Mais bon, on a d’abord « testé » les petites tablettes de chocolat de commerce équitable (elle disparaissent d’ailleurs à une vitesse assez phénoménale !)
Et voici ce qu’il y avait dans les petits paquets :
- L'histoire du lion qui ne savait pas écrire (c’est quand même grâce à Marc Boutavant que nous nous sommes rencontrées !)
- Un ancien numéro de Mille et une histoires avec à l’intérieur (et en couverture) un conte illustré par Cathy Delanssay.
- La cinquième saison de chez L’école des Loisirs, qui regroupe des écrits de Agnès Desarthe, Arnaud Cathrine, Olivier Adam, Geneviève Brisac, et Jérôme Lambert.
- Un de Winram de Gabrielle Thorau, que je ne connais pas du tout, donc cela sera une grande découverte (et non Anne, ça ne me dérange pas du tout que ce soit ta copie, au contraire je te trouve très généreuse, j’ai beaucoup de mal à me séparer de mes livres préférés !) .
- Un "missel agnostique" de chez La Marelle en Papier illustré pat Benjamin Lacombe – eek, il a presque fallu que je me batte avec Miss R. qui essayait à tout prix de se l’approprier ! C’est un vrai petit bijou, je ne crois pas que je vais oser écrire à l’intérieur !!!!
- Un stylo fantaisie pour chacun de mes loupiots ; Master O. a joué à l’agent secret toute l’après-midi !
- Des marque-pages, des cartes postales, des posters ... et un sac en plastique Rita et Machin
(je sais, je suis irrécupérable, je m’extasie même devant les sacs en plastique !!!).
Merci de tout cœur Anne ! Tu as mis tant d’effort dans ce colis (Delanssay, Lacombe, Boutavant, Desarthe, Adam … ils étaient tous dans ma « wish-list »), je suis vraiment extrêmement touchée, et mes loupiots aussi (Miss R. trimbale le magazine partout avec elle et nous avons lu L'histoire du lion qui ne savait pas écrire ce soir avec grand succés !).
Ah vraiment, quelle bonne idée ce swap ! :0)
Hot off the press ...
J'ai reçu la copie de Tobie Lolness en anglais que la fille de chez Walker Books m'avait promis là. Elle ne s'est pas fichue de moi, ce n'est même pas une "uncorrected proof", c'est le "vrai" livre. Et quel livre!
Cette édition est magnifique, beaucoup mieux que celle de Gallimard. Le papier est de superbe qualité, ce qui rend honneur aux illustrations de François Place. Il 'maviat d'ailleurs dit à Montreuil que pour cette édition, Walker books lui avaient demandé une carte de l'arbre. Je me demandais vraiment où ils allaient la mettre et quelle surprise quand je l'ai trouvé à l'intérieur la jaquette!
Moi qui allais faire une "donation" en le mettant au CDI, maintenant je le garde pour moi!
24 avril 2008
Un monde sans rêves
Nicola Morgan (Albin Michel Jeunesse, collection Wiz)
Sleepwalking, traduit par Raphaële Eschenbrenner
Dans un futur peut-être pas très lointain, dans un Royaume Uni depuis longtemps déchiré et privé de son monarque (dont on ne connait pas le sort d’ailleurs), la plupart des gens vivent dans une Cité sans rêves où dès la naissance le futur des citoyens est tracé, où tout est préprogrammé (même la pluie) et où ils vivent sous l’emprise de drogues qui les empêchent de penser, de ressentir, de questionner, bref, de vivre libres. Mais certains refusent ce sort et vivent clandestinement, souvent dans les souterrains, et confrontent le danger quotidien non seulement des maladies mais également des agents de police qui ont le droit de se servir d’eux comme cibles pour s’entrainer. Parmi ces exclus (le terme « outsider » utilisé dans la version originale a une connotation différente, je ne suis pas sûre que "exclus" soit le bon car c’est leur choix de vivre en marge de cette société, mais bon, c’est mon avis) on trouve également un homme, appelé Le Poète, ou Mr Shelley (c e livre est absolument plein à craquer de références littéraires !). Il vit à Balmoral, ancienne résidence royale en Ecosse, très loin de la cité et de tous ses dangers et élève un groupe d’enfants, maintenant adolescents, qu’il espère aideront à commencer une révolte. Livia, Marcus et Tavius, trois de ses adolescents, sont bientôt envoyés vers la cité à la rencontre de Milton et de sa fille Cassandra. Leur mission : infiltrer la Tour centrale qui contrôle tous les citoyens et se débarrasser du pouvoir en place. Mais cette tache s’avère difficile et plusieurs imprévus vont en changer le court.
L’histoire ne m’a pas trop accroché au début, tout du moins jusquà l’arrivée de Livia, Marcus et Tavius dans la cité. C’est un très, très bon roman de science-fiction mais ce n’est pas seulement ça; c’est un très bon roman sur le fait de grandir, devenir adulte et surtout se découvrir et se comprendre. Ce sont des ados bien réels, avec des problèmes qui sont les mêmes que ceux des ados de 2008 (l’automutilation, et la difficulté de s’intégrer socialement par exemple). L’histoire garde des surprises jusqu'à la toute fin (littéralement la dernière page). Sans vouloir trop dire sur l’histoire, la façon dont Nicola Morgan réussit à lier son histoire avec des classiques de la littérature est assez surprenante et très bien faite – à la fin, on comprend tout avec un grand « aaaaah ! » Bien que l’histoire soit bouclée, la toute fin permettrait une suite mais elle ne s’est pas encore matérialisée. Pourtant Nicola Morgan est une auteure très prolifique et reconnue, bien que celui-ci soit son premier roman traduit en français.
21 avril 2008
Ne t'inquiète pas pour moi
Alice Kuipers (Albin Michel Jeunesse)
Life on the Refrigerator Door, traduit par Valerie Le Plouhinec
Claire vit avec sa mère Elizabeth depuis que ses parents se sont séparés. Son père ne vit pas très loin, et elle le voit d’ailleurs plus souvent qu’elle ne voit sa mère, très occupée par son travail d’obstétricienne. Alors, elles communiquent grâce à des post-it laissés sur le frigo. Quelque fois il s’agit juste d’un post-it pour acheter du lait ou donner à manger au lapin, d’autres fois des reproches parce qu’elles ne font que se croiser et Claire reproche beaucoup à sa mère de n’être jamais là. A travers ces petites notes, on suit la vie de Claire, qui ado comme les autres, se préoccupe de ses devoirs et découvre l’amour. Mais bientôt la tragédie frappe; Elizabeth apprend qu’elle est attente d’un cancer du sein : Elizabeth ne parait pas trop prendre son mal au sérieux mais au fil des pages, on comprend que les choses vont de pire en pire et les messages sur les post-it peu à peu changent de ton. Ce livre est très émouvant mais reste une lecture éprouvante pour ceux qui comme moi ont vu des proches souffrir ainsi. On ne trouve pas de fin heureuse ici. Mais il décrit également très bien la précipitation avec laquelle nous vivons nos vies aujourd’hui et comment quand une tragédie nous arrache ceux qu’on aime, ce temps qu’on aurait pu passer ensemble ne peut pas être rattrapé. Il se lit très vite grâce à son format (moins d’une heure dans mon cas). Par contre, bien que je sois fan de Marc Boutavant, je n’aime pas du tout la couverture française et encore moins le titre. Le titre original exprime quand même mieux le contenu du livre: Ce livre a été publié en aout dernier au Royaume Uni et n’est pas le seul à traiter de cancer – la litté jeunesse britannique ne fait pas dans le joyeux en ce moment ! Au programme nous avons également Je veux vivre (Before I die) de Jenny Downham qui est déjà sorti chez France Loisirs L'avis de Gawou et de Chrestomanci
20 avril 2008
Oxford Revisited
Mardi dernier, j’ai passé la journée à Oxford parce que ma grande sœur y était pour un voyage scolaire. Mais comment visiter Oxford sans aller dans une librairie ? Et surtout chez Blackwell’s avec leur très beau rayon jeunesse :
18 avril 2008
Carnegie & Greenaway Medals
Depuis ce midi nous connaissons les titres au palmarès de la Carnegie Medal et de la Greenaway Medal.
Du côté de la Carnegie Medal, donc du roman, quelle déception, ce n'est vraiment pas folichon ! Pratiquement que des romans historiques, et pas le genre de roman historique qui attirera mes élèves !
On y trouve également le dernier Meg Rosoff (surprise, surprise ! Tous ses livres ont été nominés !):
et ce livre-la que j’ai beaucoup aimé et dont je vérifie régulièrement si l’arrivée est imminente en France:
Du côté des albums, pour la Greenaway Medal, c’est beaucoup mieux (ouf)!
Deux titres sont également au palmarès du Red House Children’s Book Award :

(mon billet sur Penguin est ici)
et un autre l’était l’an dernier:
Il y a deux, oui deux, livres d’ Emily Gravett :
Et le reste n’est pas mal non plus (il ne me manque d’ailleurs que ces deux-là que je vais vite commander !):
Pour le site officiel de ces prix littéraires, c'est par ici.
12 avril 2008
Emplettes cherbourgeoises ...
Les miennes:
Celles des loupiots:
Et comme c'est d'actualité ces temps-ci avec Miss R.:
05 avril 2008
Blog en pause ....
Je vous laisse en compagnie de mélodies qui bercent nos oreilles en ce moment ...
Les loupiots:
Mister D:
Moi (c'est pas trop mon genre d'habitude mais j'ai appris à l'aimer grâce aux chaînes musicales que je regarde lorsque je m'acharne sur le treadmill - tapis de jogging? - à la salle de gym!):


































