Book'in: bouquine!

litterature jeunesse britannique

10 décembre 2008

Nous naissons tous libres

AIAmnesty International
We Are All Born Free, adapté par Félix Cornec
(Editions Circonflexe)

Aujourd’hui, cela fait 60 ans que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a été signée. Je me rappelle bien de la première fois dont j’en ai vraiment entendu parler. C’était il y a 20 ans ; elle en avait 40, moi 13, et c’est mon prof d’histoire qui nous en avait parlé, après nous avoir montré le film Sacco e Vanzetti (avec la fameuse chanson de Joan Baez).

Pour cette occasion, Amnesty International a publié un superbe album dans lequel des artistes et illustrateurs de renommée internationale offrent leur version de chacun des 30 articles de la Déclaration.  La liste est impressionnante : John Burningham, Niki Daly, Korky Paul, Jane Ray, Marie-Louise Fitzpatrick, Jan Spivey Gilchrist, Ole Könnecke, Piet Grobler, Fernando Vilela, Polly Dunbar, Bob Graham, Alan Lee, Hong Sung Dam, Frané Lessac, Sybille Hein, Marie-Louise Gay, Jessica Souhami, Debi Gliori, Satoshi Kitamura, Gusti, Catherine and Laurence Anholt, Jackie Morris, Brita Granström, Gilles Rapaport, Nicholas Allan, Axel Scheffler, Chris Riddell, Marcia Williams, Peter Sis.

Les illustrations sont magnifiques et tellement éclectiques! Mes préférées sont celle de Polly Dunbar, Debi Gliori et Gusti:

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Celle qui me "hante" le plus, c’est celle de Jane Ray:

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Les préfaces sont écrites par John Boyne (auteur du Garçon au pyjama rayé) et de David Tennant (acteur qui joue Doctor Who) qui écrit si justement que ce livre offre "thirty rules for the world to live by".

Le livre a été traduit en 30 langues et s’est déjà vendu à 200,000 exemplaires. Tous les profits vont à Amnesty International.

Que dire de plus sur ce livre ? Achetez-le ! Il est beau, c’est pour une bonne cause, et il offre une version simplifiée d’un texte auquel chaque enfant devrait avoir accès. Il me parait très important pour les enfants de comprendre, que nous, nous avons beaucoup de chance, et que tout le monde n’est pas dans le même cas.

Le texte est à conseiller à partir de 6 ans, mais les illustrations parlent toutes seules, donc c’est pour tout le monde !

Allez y, c’est un beau cadeau de Noël !

Allez voir par ici et pour un petit coup d’œil sur les illustrations, et ici pour un petit film sur le sujet (in English, of course !)

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25 septembre 2008

Le méchant petit lapin

Beatrix Potter
The Story of a Fierce Bad Rabbit
(Gallimard Jeunesse, collection La bibliothèque de Pierre Lapin)
 

Miss R. a décidé la semaine dernière à la bibliothèque municipale de prendre ce livre, bien que nous ayons les œuvres complètes à la maison (que je vous conseille d’ailleurs, car c’est quand même plus raisonnable question prix ! C'est

publié sous le titre Le grand livre de Beatrix Potter). Je ne lui avais jamais lu d’histoires de Beatrix Potter parce que Master O. les avaient trouvées très ennuyeuses (mais petit, il avait adoré le musée qui se trouve dans le Lake District, avec un superbe salon de thé !).

Cette histoire est beaucoup plus simple, et beaucoup moins longue que les autres histoires de Beatrix Potter, donc un peu plus convient mieux aux plus petits : nous rencontrons donc un méchant petit lapin, et un gentil petit lapin. Le gentil petit lapin est de bonnes manières, griffe le gentil lapin et lui chipe sa carotte sans même dire s’il vous plait. Mais voici le chasseur qui arrive et qui voit le méchant petit lapin assis sur un tronc, prêt à déguster sa carotte volée : BANG, le coup de fusil part. Qu’en est-il devenu de notre méchant lapin ? A-t-il été puni de sa méchanceté ?

Ceci est donc un petit conte bien moral: si on est méchant, on finit par payer d’une façon ou d’une autre. C’est sur, c’est démodé, et je ne peux pas dire que Miss R. ait été complètement enchantée par cette lecture. Elle a pourtant aimé les illustrations et nous avons continué avec l’histoire de Pierre Lapin (un autre petit lapin coquin) et elle s’est amusé à regarder toutes les illustrations des œuvres complètes. Je pense que la prochaine fois, j’essaierai Sophie Canétang qui sera plus à son gout.

J’avoue ne pas être grande fan de certains classiques de la littérature jeunesse britannique : je n’aime ni Peter Pan, ni Alice au pays des merveilles, ni Le vent dans les saules (que je n’ai d’ailleurs jamais terminé) et je ne supporte Winnie l’Ourson qu’avec modération! Je trouve Alice et Peter Pan particulièrement "difficiles". Enfin bref, ça n’engage que moi !

Et en passant je vous conseille le superbe film Miss Potter :

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09 juillet 2008

Le Parcours de Paulo

palauNicholas Allan
Where Willy Went, traduit par Isabel Finkenstaedt
(Editions Kaléidoscope)

Vos loupiots commencent à vous poser des questions du genre «comment on fait les bébés? » et vous n’êtes pas sûre de la meilleure tactique d’approche sur ce sujet délicat ? Pas de panique, Paulo arrive à la rescousse !

Paulo est un spermatozoïde et comme 300 millions de ses petits camarades, il vit a l’intérieur de monsieur Dupont. Paulo adore nager et ça tombe bien car lui et ses camarades se préparent pour la grande course ! Le premier prix : l’ovule à l’intérieur de madame Dupont. Il est très bon nageur mais la concurrence est rude  et la probabilité n’est pas à son avantage (et vu que les maths, ce n’est pas son fort, ca n’aide pas non plus !) Arrivera-t-il à arriver à son but ?

Nicholas Allan a créé ici l’outil parfait : il approche ce sujet délicat de façon ludique et humoristique sans paraître une seule fois comme une leçon de biologie. Il est très rare de trouver un livre ou le sujet est approché d’une façon aussi efficace : tous les faits et détails sont là, mais on reste à tout moment dans la légèreté et la simplicité.

Un album indispensable à mon gout, pour petits et plus grands aussi !

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25 juin 2008

Junk

junkMelvin Burgess
Junk, traduit par Laetitia Devaux
(Gallimard Jeunesse, collection Scripto)

A début des années 80 (années très difficiles en Angleterre pour des maintes raisons qui ont toutes un point commun : Margaret Thatcher) Nico et Gemma s’aiment et décident pour des raisons différentes de fuir leurs cocons familiaux et de fuguer à Bristol. Nico (Tar en anglais, je ne vois pas trop pourquoi ils ont changé le nom, entre parenthèses) est malheureux avec une mère alcoolique et un père violent, et Gemma, fille de bonne famille, veut se révolter contre ses parents et ce qu’ils représentent. A 14 ans, il est difficile de s’en sortir dans une grande ville et ils finissent donc par vivre dans un squat. Bientôt ils sont pris dans l’engrenage de la drogue ; leur première prise d’héroïne peut paraître comme un accès facile au paradis, mais alors que leur accoutumance à la drogue s’affirme, c’est peu à peu le chemin de l’enfer qu’ils prennent.  Le style particulier, ultra-simple et direct, de Burgess, fait de cette lecture une lecture encore plus difficile. Ici, on ne fait pas dans la dentelle, Burgess s’est aidé de ce qu’il a vu et vécu à Bristol à cette époque pour rendre son roman encore plus dur, plus véridique. A aucun moment on ne voit la drogue comme étant "glamour" ; ce n’est pas l’héroïne façon Kate Moss ou Amy Winehouse, c’est l’héroïne injectée dans les ruelles, après s’être prostitué,  l’héroïne qu’on préfère à la nourriture ou même tout simplement à sa dignité. C’est triste, c’est déchirant, c’est choquant, et pourtant, sans être voyeuriste, cette lecture est envoutante, époustouflante, et inoubliable.

C’est impossible de parler de littérature britannique pour ados sans parler de ce titre, qu’on l’aime ou pas. Sa parution, alors que je faisais ma formation de documentaliste au Pays de Galle, a secoué le monde de l’édition jeunesse et il n’a jamais été le même depuis. Ce livre a ouvert beaucoup de portes; après sa parution, beaucoup plus de litté pour ados a fait surface.  A l’époque, beaucoup de gens étaient choqués, les tabloïds s’étaient enflammés : ce livre incitait forcément la jeunesse britannique, si innocente (entendez bien le sarcasme !) à prendre de l’héroïne, à boire, à se prostituer, à se faire mettre en cloque à 15 ans (ah pardon, ça c’était déjà un sport national). Cela avait été encore pire une fois qu’il avait reçu la Carnegie Medal : comment, les bibliothécaires étaient de son côté ? On savait bien qu’elles étaient un peu louches, un peu pervertes même ...

Bref, les gens intelligents n’écoutent pas ce que disent les tabloïds ! Pour moi Burgess est un héros. Ce livre m’a marqué; pas particulièrement à cause de son sujet difficile mais parce que pour moi qui n’avait jamais vraiment lu de littérature pour ados lorsque j’étais ado, ça a été un déclic, la preuve que ce genre avait quelque chose d’unique, d’extraordinaire à offrir. Et comme vous pouvez le voir à travers ce blog, je ne me lasse toujours pas de ce genre que ne cesse de me surprendre et de m’éblouir.

Ce livre est un roman incontournable, et son auteur, quoi qu’on pense de lui, est  un écrivain qu’on ne peut ignorer.

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14 février 2008

Un amour de tortue

blake_tortueRoald Dahl & Quentin Blake (Gallimard Jeunesse, collection Folio Cadet)
Esio Trot, traduit par Henri Robillot

Monsieur Hoppy est un vieux monsieur amoureux fou de sa voisine du dessus, Madame Silver. Madame Silver, elle, n’a d’yeux que pour Alfred, la tortue qui réside sur son balcon. Mais elle s’inquiète – Alfred ne prend pas beaucoup de poids et ne grandit pas très vite. Monsieur Hoppy saute sur l’occasion de se transformer en héros aux yeux de Madame Silver et de la faire tomber amoureuse de lui et lui offre son aide. Mais son stratagème n’est pas des plus simples ; il consiste entre autre d’un certain nombre de tortues et d’un bien étrange langage. Arrivera-t-il à ses fins ? Ben c’est la saint valentin, je vais quand même pour vous présenter une histoire d’amour qui finit mal !

Ce petit roman très court est plein de tendresse mais aussi plein d’humour, comme Dahl savait les faire si bien. Cette petite histoire d’amour et de dévotion entre deux retraites attendrira même les plus sceptiques de la saint valentin (moi incluse !)

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05 février 2008

Au pays de mes histoires

ss_singingMichael Morpurgo (Gallimard Jeunesse)
Singing for Mrs Pettigrew, a Story-maker's Journey, traduit par Diane Ménard

Clarabel, Bellesahi et Ashab (Journal d'un libraire) en ont  si bien parlé, il n'y a pas grand-chose à rajouter.
Ce livre est profond, touchant, plein d'émotion et plein de petites anecdotes fascinantes.  Morpurgo y alterne des histoires avec des récits autobiographiques. Mais même certaines histoires paraissent autobiographiques. J'ai été assez suprise d'aimer tant ce livre; je n'ai jamais été grande fan de Morpurgo mais je pense que c'est surtout parce que j'ai commencé avec le mauvais livre (Out of the Ashes, non disponible en France, sur l'épidémie de fièvre aphteuse dans les fermes britanniques en 2001 ) mais là j'ai été emballée. On a l'impression que Morpurgo nous fait ainsi des confessions, qu'il ne nous parle qu'à nous, le lecteur.
On apprend donc par exemple que Morpurgo était un lecteur récalcitrant et qu'il a souffert d'être envoyé dans une de nos fameuses "boarding schools". On apprend qu'avant tout il se sent conteur (storyteller) plutôt qu'écrivain. On découvre comment il a donné naissance à certains de ses livres.
J'ai été surprise par sa preque obsession avec le conflit, la guerre; beaucoup des histoires du livre en font part, que ce soit la Shoah, la guerre en Bosnie où la guerre des îles Malouines (j'applaudis ici d'ailleurs son récit qui montre le côté argentin plutôt que britannique). Mon histoire préférée du lot reste My Father is a Polar Bear (Mon père est un ours polaire, j'imagine, mais je ne sais pas vu que je n'ai que la version VO). Bref, on est charmé par ce livre insolite, à la couverture merveilleuse (signée Peter Bailey, comme le reste des illustrations du livre).

Et on veut en lire plus, du Morpurgo aprés ça, encore plus! Certaines des histoires de ce livre sont devenus livres à part entière :

I Believe in Unicorns (L’Histoire de la licorne, illustré par Gary Blythe, également chez Gallimard)

The Silver Swan (Mon cygne argenté, illustré par Christian Birmingham,  L’Ecole des loisirs)

The Mozart Question (illustré par Michael Foreman, non disponible en France – il n’est sorti qu’en novembre chez nous)

Morpurgo se dit "cultivateur d'histoires, tisseur de rêves", quelle belle définition, et quelle juste définition!
Un incontournable, pour sûr!

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24 janvier 2008

Le canard fermier

Martin Waddell & Helen Oxenbury (L'école des Loisirs)
Farmer Duck, traduit par Claude Lauriot Prévost

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On les reconnait facilement les classiques, les « intemporels » commes les appellent si bien L’école des loisirs. Ce sont:
* Des livres dont on connait les premières lignes par coeur : There was once a duck who had the bad luck to live with a lazy old farmer. (et je triche même pas, promis!)

* Des livres qui ont plu aux grands loupiots quand ils étaient petits, et qu’on resort à nouveau pour les petits loupiots.
* Des livres dont on ne se lasse jamais.

Farmer Duck, c’en est un comme ça pour nous.  C’est Miss R. qui s’est maintenant attaché à ce livre, après Master O. au même âge. Master O. est bien content de le redécouvrir lui aussi (c’est le seul problème d’avoir tant de livres, quelque fois on oublie certains trésors !). Et c’est une telle joie à lire: il y a plein de bruits d’animaux à imiter!!

L’histoire est simple: un pauvre canard fait tout le travail du fermier qui lui préfère rester au lit à se goinffrer de chocolats. Chaque jour il a une liste de tâches à faire longue comme le bras (ou plutot l’aile!): nourrir les bêtes, les ramener des champs, couper le foin, bêcher le jardin faire la vaisselle, repasser, etc etc. Le pauvre canard a mauvaise mine : yeux cernés, dos courbé, bref notre canard est surmené et stressé ! La vache, les moutons et les poules sont très attachés au canard et sont révoltés par l’attitude du fermier. Mais que faire? Ben, se débarasser du fermier fainéant pardi! Les dernières scènes sont particulièrement délicieuses et humoristiques (mes deux loupiots rient toujours aux éclats quand le fermier est chassé). Mais ce livre, c’est aussi un Animal Farm pour les maternelles ; on y retrouve un peu le thème similaire du communisme : d’abord  l’injustice du chef qui s’engraisse pendant que les innocents travaillent et ce innocents  qui se révoltent en finissent par travailler tous ensemble pour leur gain de tous (they set to work on their farm). Les enfants ressentent bien, et assez tôt je pense, ce sentiment d’injustice.  Mais que ce petit côté politique ne vous fasse pas peur et surtout ne vous gâche pas l’envie de partager cette histoire avec vos loupiots , parce que, avant tout c’est exactement ça, une merveilleuse histoire pour les loupiots !

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26 juin 2007

Babette Cole

Attention! Les livres de Babette Cole ne sont pas à mettre entre toutes les mains … certains seront choqués par leurs sujets … et quand je dis « certains », je parle des parents bien sur. Les enfants, eux, se marrent! Il faut quand même préciser que Cole parler quelque fois de sujets un peu tabous entre parents et enfants et fait des dessins très explicites!

J’aime beaucoup cette illustratrice, c’est un peu la Claire Bretécher des primaires!

Des livres, elle en a écrit des tonnes, plus de 70 je crois. Moi je l’ai découverte avec Mummy Laid an Egg (Comment on fait les bébés, au Seuil), qui est je crois son plus grand succès (1 million d’exemplaires vendus) et après Hair in Funny Places (Poils partout au Seuil également) et depuis je suis accro. C’est vraiment poilant (excuse the pun!).

Depuis j’en ai acheté d’autres: TrueLove (Monamour), The Sprog Owner’s Manual (Moutard, mode d’emploi), What Mummy Never Told Me (Maman ne m’a jamais dit) et That’s why (C’est pour ça !) – tous au Seuil.

Mais bien sur elle est aussi connue pour Docteur Dog qui si je comprends bien est une série tv à succès, et la Princesse Finemouche, entre autres.

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Il faut pas croire, les enfants savent de quoi ils parlent et dans ce livre expliquent à leurs parents éberlués comment les bébés (humains et autre) sont fait. A voir sur le site de Babette Cole, un super poster qui résume bien ce qu’il se passé chez les humains – allez-y!

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Monamour est un chien adoré, adulé même … jusqu’au jour ou un bébé arrive dans la famille. Là, le vent tourne et Monamour qui croit pourtant bien faire fait beaucoup de bêtises. Se sentant mal aimé, il prend la fuite et se trouve une bande de copains chiens abandonnés. Ses maitres viendront bientôt le chercher, s’étant aperçus du vide qu’il a laissé derrière lui. C’est une beau livre sur l’amour! A partir de 4 ans (ben oui, il y a pas de fesses dans celui la, à part celles du bébé!)

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Les enfants se posent toujours plein de questions et ce livre en ai rempli. Beaucoup sont des questions assez existentielles du genre « comment peut on détester quelqu’un et l’aimer en même temps ? » ou «pourquoi est-ce que maman et papa ferment la porte à clé de leur chambre ?». Certains moments sont assez touchants, portants sur l’amour (entre frère et sœur, dans des relations unisexes, entre un père et une mère) mais aussi l’adoption.

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Bon là, ça parait assez évident que ce livre parle de la puberté, et des changements physiques et émotionnels qui la caractérisent. L’historie est raconté par un ours en peluche ( !) qui explique à une petite fille comment ses parents sont devenus « grands ». Ça peu paraître un peu déroutant, et c’est très honnête non seulement dans les illustrations mais aussi dans le texte. Rien n’st caché, et il y a très peu de métaphores !

Il faudra respirer un bon coup avant de partager ces lectures avec votre progéniture !

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© Babette Cole, Hair in Funny Places

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14 mai 2007

Le duo Donaldson & Scheffler

Comment ne pas parler de ce duo de choc dans un blog dédié au meilleur de la littérature jeunesse britannique? Cela serait impossible!

Alex Scheffler est bien sûr allemand, mais a fait ses études d’illustrations pas si loin de chez moi et vit en Angleterre depuis bien longtemps donc un anglais d’adoption !

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Gruffalo (Folio Benjamin) est bien sûr leur titre le plus connu et le plus aimé, et en voici l’ampleur : 2  millions et demi de copies ont été vendues dans le monde entier, et il s’en vend encore 2000 par semaine en Grande- Bretagne (le livre a été publié en 1999). Il a été traduit en 30 langues, breton inclus ! Une version théâtrale fait une tournée nationale depuis 2 ans et les boites de production se battent, littéralement, pour en faire un film.

Alors, pourquoi tant de succès ? Pour moi, d’abord un texte, simple, qui rime et qui se lit si bien. Puis l’histoire : la description de la « bête » est pleine de suspense, l’histoire pleine de rebondissements, et plein d’humour aussi pour les enfants. Et finalement les illustrations ; le style de Scheffler est unique par sa simplicité. Pour moi sa « marque » ce sont les yeux tout ronds de ses personnages.

Mais ce duo ce n’est pas seulement Gruffalo et sa suite Petit Gruffalo (Folio Benjamin). Ils ont collaboré sur de nombreux autre projets, tous aussi aimés les uns que les autres : Le puzzle de kikou , Un géant vraiment très chic, Le merveilleux voyage du petit escargot, Et hop ! Dans les nuages, Le livre de Charlie (tous publiés chez Autrement Jeunesse) et Une maison trop petite (Epigones).

Mon préféré à moi, c’est Le livre de Charlie que j’ai la chance d’avoir dédicacé par les deux (J’ai fait dédicacer Gruffalo à Master O.).

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lelivredecharlieMoi qui suis fan de livres qui font la pub des livres et de la lecture, j’avais été gâtée avec celui là ! Onze histoires en une dit la pub ! Charlie, assis confortablement dans son fauteuil, ouvre un livre et se voit pénétrer dans un vrai labyrinthe peuplé de personnages de livres (pirates, chevaliers etc) et où les histoires s’enchaînent : son livre parle d’un pirate qui trouve un livre dans une malle à trésor, ce livre parle de Boucle d’or qui elle lit un livre sur un chevalier, qui luit lit un livre sur … etc etc jusqu'à ce que à la fin on retrouve un fantôme qui lit un livre sur ….un petit garçon qui lit, assis dans son fauteuil, et dont le nom est Charlie. Une vraie métaphore de l’évasion dans la lecture !

Les préférés de Master O. sont Et hop ! Dans les nuages et Une maison trop petite.

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Le premier parle d’une sorcière qui se promène sur son balai et prend des passagers en route, avant d’affronter un dragon voudrait bien manger toute cette ménagerie pour son dîner.

Le deuxième parle d’une vieille femme qui se plaint toujours que sa maison est trop petite jusqu'à ce qu’un sage voisin l’aide à voir les choses d’une autre façon.

Julia Donaldson est aussi musicienne et chanteuse et avec son mari ont composé deux albums tirés des ces livres. Ces CDs sont vendus avec livre de partitions et paroles, illustrés bien sûr par Axel Scheffler ! J’ai vu Julia et Malcolm sur scène et croyez moi, ca déménage !

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07 mai 2007

Fans de Pullman?

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Ne vous excitez pas, rien de nouveau à l’horizon chez Philip. Par contre, une nouvelle édition (ou devrais-je dire ENCORE une nouvelle édition) de His Dark Materials vient de sortir chez nous. Elle est très classique, très  Tolkien, mais bon, ça va peut-être me pousser à les lire enfin. Eh oui, je l’avoue, la tête baissée, moi qui est toujours en train de dire à mes élèves de les lire :

Je n’ai jamais lu À la croisée des mondes!

Je sais, je sais, c’est choquant hein? Ce n’est pas faute d’avoir essayé, croyez-moi. Je m’y suis cramponnée à Northern Lights (Les Royaumes du Nord), mais je n’ai pas pu accrocher. Je ne suis pas fan de ce genre. Mais je me suis jurée que j’allais le lire avant que le film sorte en décembre.

composterJustement, à propos du film!

Alors d’abord les anglais sont verts de rage (et Pullman aussi, j’imagine) parce qu’ils ont choisi le titre américain et pas le titre britannique. Donc ça sera The Golden Compass et pas Northern Lights.

Si vous êtes intéressés, le site internet est très bien. On peut y voir quelques extraits et si vous comprenez bien l’anglais, on peut même faire un petit test et rencontrer son daemon. Vous pouvez trouver le mien ici.

A vous de jouer !

Posté par Library Mice à 09:26 - Les incontournables - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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