12 septembre 2007
Saffy's Angel
Hilary McKay (Hodder Children's Books)
Encore un livre que je voulais lire depuis longtemps mais auquel je n’avais jamais pu consacrer du temps. Encore une fois, cette fameuse liste de livres gratuits pour les sixièmes m’a forcé la main, car ce livre y apparaît ! Et je suis bien contente ! Malheureusement il n’est pas disponible en France, et je ne comprends pas trop pourquoi, parce que c’est le premier d’une série de cinq livres et le deuxième, L’étoile d’Indigo dans la collection Le livre de poche jeunesse, est disponible en France, dans la collection Le livre de poche jeunesse. Bizarre! Bref, celui-ci a reçu le Whitbread Book Award for Children’s Books, qui est un peu comme si le prix Renaudot avait une catégorie pour la littérature jeunesse, et on comprend pourquoi.
Saffy (diminutif pour Saffron, qui veut dire safran) est la deuxième fille de la famille Casson, une famille d’artistes à la vie quelque peu bohème. Bill, le père, vit à Londres dans la semaine pour pouvoir peindre tranquillement. Pourtant il devient vite évident que Eve, la mère, a la vrai talent mais qu’elle a sacrifié sa carrière pour celle, plus médiocre, de son mari. Ça n’empêche pas Bill d’avoir un égo d’une taille impressionnante.
Saffron découvre au début de l’histoire qu’elle est adoptée (son prénom étant le seul qui ne soit pas le nom d’une « vraie » couleur et qui n’apparaît donc pas sur le poster qui liste toutes les couleurs et qui se trouve dans la cuisine). Elle est en fait la fille de la sœur jumelle d’Eve, décédée dans un accident de voiture, et ses frères et sœurs sont donc en fait ses cousins. Son monde bascule à ce moment la et ce livre est son périple pour se « retrouver », entourée par une famille complètement dégantée, totalement excentrique et aux habitudes quelque fois à la limite du dangereux, mais également pleine d’amour. Avec l’aide de son amie Sarah, elle partira à la recherche de la clé de son passé, l’ange donc son grand-père parle dans son testament.
J’ai adoré ce livre, je l’ai lu en une journée, ce qui n’est pas toujours facile avec des loupiots, même quand c’est le week-end et que Mister D. est là. L’histoire m’a beaucoup touchée et j’ai été très attendrie par cette famille et l’amour et le respect qu’ils ont les uns envers les autres. En plus Hilary McKay a un sacré talent pour écrire avec un superbe sens de l’humour donc si vous vous sentez le courage de lire en anglais, foncez !
A partir de 10 ans
25 juillet 2007
Harry Potter and the Deathly Hallows
JK Rowling
Je vous rassure tout de suite, je ne vais pas vous raconter ce qu’il se passe dans l’histoire! Vous pouvez continuer à lire, saines et sauves!
Alors voila, 7 tomes d’aventures de Harry Potter, et est-ce que le dernier valait le coup ? Comme d’habitude, mon avis est mitigé!
Une chose qu’on ne peut pas reprocher à Rowling, c’est un manque d’imagination. Les détails, les liens qu’elle fait entre chaque petite chose sont toujours surprenants, à la limite du stupéfiant quelque fois ! Grâce à une grande dose de coup de théâtres, toutes les questions que les fans se posent (pas moi, parce que je ne me rappelle jamais ce qu’il s’est passé dans les livres d’avant!) trouvent une réponse, toutes les petites énigmes sont résolues. Mais ce qui me gêne le plus dans cette série, c’est son style, sa façon d’écrire que je trouve lourd et maladroit. C’est encore une fois le cas ici et j’ai eu beaucoup de mal à certains endroits notamment vers la fin ou j’ai pris plus d’une heure à lire quelques pages car je n’arrêtais pas de m’endormir dessus ! Par contre ce livre démarre au quart de tour, on est dans le feu de l’action des les premières pages, ce qui était agréable car je les ai toujours trouvés hyper lents à démarrer (dans les plus gros volumes il me fallait quelque fois lire plus de 300 pages avant de commencer à apprécier).
Quant à la fin ? Ben, ca dépend ce qu’on appelle la fin, car il y a une sorte d’épilogue – si on considère ça comme la fin, alors je la trouve décevante, et peu digne d’une série tellement palpitante, qui nous divertit depuis quand même 10 ans.
Et les victimes ? J’ai été surprise je l’avoue et je pense que toute le monde le sera. n appelle la fin, car il y a une srote d'rer (dans les plus gros volumesi l me fallait quelque fois plus de 300 pages avant de
Pour finir, la plus grande réussite de Rowling, selon moi, c’est le personnage de Severus Snape. Ce n’est que dans les cinquante dernières pages qu’on apprend la vérité: est-il un méchant, ou un gentil? Le dénouement est superbe, la vérité sort d’une façon inattendue (j’en dis pas plus, hein?)
Alors voila je voudrais en dire tellement plus, mais ca ne serait pas sympa je crois – alors j’en reparlerais peut-être une fois qu’il sera sorti en français !
J’espère que l’attente ne sera pas trop longue – ça ne doit pas être marrant d’avoir tous ces gens tout autour qui l’ont lu en anglais et meurent d’envie de tout vous dire !
18 juin 2007
The Road of Bones
Anne Fine (Corgi Children's Books)
Voici le dernier livre selectionné pour le prix Carnegie Medal qu’il me restait à lire. C’est maintenant fait en j’attends le résultat (jeudi) avec impatience !
Cette histoire n’a pas de date, le pays où elle se passe, pas de nom. Pourtant avec des noms de personnages comme Yuri ou Stanislas, un paysage enneigé, la « glorieuse révolution », la répression politique, un gouvernement qui affame son peuple et l ‘envoie aux travaux forcés pour le plus infime des crimes, comme celui de se plaindre du manque d’allumettes, on ne peut pas s’empêcher de faire une grande comparaison avec la Russie à l’époque de Staline ! Anne Fine ne nie pas s’en être inspiré mais selon elle il s’agit d’une histoire qui pourrait arriver n’ importe où, n‘importe quand.
Voici comment est, selon elle, née l’idée pour cette histoire :
Of course it gave me the shudders. But at that very moment, for reasons I still can't analyse, I knew I was going to write The Road of Bones".
Yuri est le héros de cette histoire. Lorsque nous le rencontrons pour la première fois, il n’est que jeune écolier. Bientôt pourtant, tout tourne au vinaigre pour lui, son destin bascule et après de multiples péripéties nous le suivons jusqu’au bout du monde, aux travaux forcés (et là, il faut vraiment être nul de nul en histoire pour ne pas voir les similarités avec un goulag en Sibérie !). Apres 2 ans là-bas, l’ opportunité de s’enfuir est là, tout d’un coup, comme par chance …
Ce qui est particulièrement intéressant avec ce livre, c’est de suivre le développement psychologique et émotionnel de Yuri, de voir comment son expérience l’endurcie et forme son caractère d’homme.
J’ai trouvé les derniers chapitres moins intéressants, à la limite du bâclé (bien que la fin soit tout de même satisfaisante) mais le reste du livre est passionnant. On oublie facilement le talent d’Anne Fine, nous sommes tellement « habitués » à elle ! Quel talent de pouvoir écrire des livres aussi éclectiques que Madame Doubtfire, Mon amitié avec Tulipe, Journal d’un chat assassin et maintenant Road of bones (qui j'espère sera bientôt traduit).
Le seul défaut de ce livre peut-être est qu’il est un peut trop "adulte" pour un livre pour ados; le sujet pourrait paraître peu intéressant pour eux (bien que le but de Anne Fine avec ce livre est justement d’essayer d’expliquer la politique et l’idéologie à son jeune publique). Mais c’est un problème qui semble apparaître régulièrement dans la littérature pour ados britannique, et sans doute partout d’ailleurs !
A partir de 12 ans.
Vous pouvez écouter Anne Fine parler de ce livre ici.
24 avril 2007
Once
Morris Gleitzman
L’année dernière, on nous a saoulés avec Le garçon au pyjama rayé. Je sais, beaucoup de gens ont adoré ce livre, moi pas. Je l’ai lu juste après avoir lu un autre livre sur la Shoah, Once de Morris Gleitzman et c’est peut-être pour ça qu’il ne m’a pas plus. Parce que Once, c’est tout autre chose, un petit chef d’œuvre, un livre qu’on devrait faire lire à l’école pas pour l’étudier, mais pour faire comprendre. Mon mari est prof d’histoire et ne lit presque jamais de romans; le soir pourtant, je lui en lisais des pages entières. J’ai pleuré, j’ai frissonné, j’ai voulu crier, prévenir Félix de ce qui était en train d’arriver. Ce livre m’a bouleversé et me hante; peut-être parce que je suis maman et que d’imaginer qu’on puisse ça à mes enfants ou à ceux des autres m’est insupportable, peut-être tout simplement parce qu’à travers le regard de cet enfant, on doit fait face à cette monstruosité à laquelle on aime pas trop penser (moi inclus). Je ne peux pas m ‘empêcher de le recommander, mais vous êtes prévenus, alors ne m’en voulez pas trop si ça vous fait le même effet.



