04 mars 2009
Orange Pomme Poire
Emily Gravett
Orange Pear Apple Bear, traduit par Maurice Lomré
(Kaléidoscope)
Enfin Kaléidoscope se réveille et rattrape son retard en publiant des ouvrages de trois de mes illustrateurs préférés : deux albums de Polly Dunbar, deux albums d’Emily Gravett, et le dernier Oliver Jeffers.
Orange pomme poire était le deuxième album publié par Emily Gravett (juste après Les Loups) et bizarrement il a pris près de 3 ans à traverser la Manche, alors que ses autres albums sortent en France avec quelques mois de retard seulement. C'est cet album qui a fait de moi une fan d'Emily Gravett.
Gravett utilise 4 mots et crée avec tout un tas de combinaisons et de jeux de mots. Il y a très peu de texte, et une illustration par page sur fond blanc. C’est un merveilleux outil pour expérimenter avec le langage avec les petiots. Cet album respire la simplicité et moi je le trouve très beau, tout simplement. Ça ne s’explique pas quelque fois !
19 mars 2008
Un princesse, je suis ...
Alors oui, la miss aime les princesses; ça ne me plait qu'à moitié, il faut bien le dire, alors j'essaie au moins de lui trouver des beaux livres sur ce sujet (j'en profite pour remercier Clarabel de m'avoir conseillé "Mieux que dix fées" que la miss et moi adorons ... et Master O. également!). Les éditions Usborne en ont deux que j'affectionne particulièrement.
Cette maison d'éditions a bien changé ces dernières années. La mort subite en 2004 de leur illustrateur fétiche, Stephen Cartwright (Les contes de la ferme), les a forcé à rechercher de nouveaux illustrateurs et leur a donné le bain de jouvence dont ils avaient bien besoin !
Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos princesses.
Le premier livre Usborne que Miss R aime beaucoup, c'est Twelve Dancing Princesses, d'après le conte des frères Grimm et illustré par Anna Luraschi. Il n'existe pas en France mais allez ici, là et là pour des extraits.
Le deuxième, c'est :
Les Princesses
Fiona Watt (Éditions Usborne, collection Les tout-doux scintillants)
Princesses, traduit par Renée Chaspoul
Maquette et illustrations par Elena Temporin
C'est rare pour moi d'acheter un livre en anglais dans sa traduction française mais j'ai fait exception pour ce livre que je voulais pouvoir partager, en français, avec ma loupiote.
Le texte n'a rien exceptionnel; il raconte ce que font les princesses toute la journée, que ce soit le pique-nique, le bal ou cache-cache parmi les rosiers. Les illustrations sont par contre très belles je trouve, et parsemées de p'tits bouts de satin, taffetas et bidouilles dorées qui feront la joie des petites filles. Je le trouve vraiment très joli!
Un must pour toutes nos petites fées (et bien que ce soit un livre en carton, je pense qu'il plaira même aux un peu plus grandes!)
Voici la dernière double-page pour vous donner envie :
31 octobre 2007
La reine des sorcières …
… pour moi, sans hésiter, c’est Meg ! J’ai toujours aimé les couleurs vives et les illustrations ultra simples de cette série créée par Helen Nicoll & Jan Pieńkowski , et mes loupiots sont bien d’accord – ils adorent les livres, et la série télé qui en a été tirée.
Meg, son chat Mog et son hibou Hibou (!) se retrouvent toujours dans des situatio
ns cocasses résultantes du manque de talent de Meg quand il s’agit de la magie. Dans Meg et Mog (Gallimard Jeunesse), le premier tome de leurs aventures, c’est la soirée d’Halloween et Meg se lève à minuit pour aller retrouver ses amies Jess, Bess, Tess et Cress pour faire de la magie au haut d’une colline. Avant ça, elle prépare quand même un bon petit-déjeuner de hareng, lait, pain, œufs et confiture (miam ?). Zou, on part par le trou de la cheminée retrouver les autres sorcières. Mais comme d’habitude, quand Meg s’en mêle, le sortilège ne se passe pas comme prévu. Une histoire courte, pas toujours très facile à lire il faut l’avouer (la traduction est maladroite à mon gout) mais tout de même un grand classique pour Halloween, et un grand classique tout court, d’autant plus que Meg et Mog fêtent leurs 35 ans cette année.
PS : pour les plus grands, voici d’autres idées classiques de chez nous (je ne vous parle pas de Harry Potter, hein !) :
la série Amandine Malabul de Jill Murphy (chez Folio Cadet) et un classique de la talentueuse Eva Ibbotson (Recherche sorcière désespérément, collection Wiz, Albin Michel).
11 juin 2007
Chez nous, on commence tôt!
Depuis toute petite je suis passionnée de catalogues. Je me revois encore aussi dans le salon de mes parents avec le catalogue de Le Redoute, mon jouet téléphone et une calculatrice a jouer à l’opératrice qui aide les gens avec leurs commandes de jouets. Ce goût des catalogues ne m’a jamais quitté et encore aujourd’hui j’en amasse des tonnes chez moi, ce qui agace énormément Mister D. Mes loupiots j’ai honte de le dire sont pareil et c’est peu étonnant ! Des leur plus jeune âge, je leur ai mis sous le nez des catalogue pour bébés, et en voici deux spécimens :
Le livre de tous les bébés
Janet & Allan Ahlberg (Gallimard Jeunesse, Folio Benjamin)
Bon d’abord je me plains : pourquoi changer le titre, hein ? Le titre original est The Baby’s Catalogue, alors pourquoi ne pas l’appeler Le catalogue de bébé, ou Le catalogue de tous les bébés. Ça m’énerve, ça m’énerve !
Publié en 1982, ce livre est un vrai classique chez nous, comme tous les livres de la collaboration des époux Alhbergs d’ailleurs! Ok, certaines illustrations peuvent paraître démodées, mais quel plaisir tout de même, tous ces bébés qui jouent, font pipi, se baignent se promènent, mangent et sont allaités au sein, chose assez rare dans les livres jeunesse !
Certaines choses passent mal à la traduction : les petits enfants français trouveront donc plutôt drôle d’avoir du concombre au goûter:
Bien sûr dans le texte original il s’agit de « tea » pas de goûter et un « afternoon tea » traditionnel commence par des petits sandwiches (coupés en triangles of course) dans lequel il y a très souvent du concombre (thon/concombre était mon sandwich préféré avant de devenir végétarienne !). C’est seulement après les sandwiches qu’on passe aux gâteaux. Enfin bref, entracte culinaire terminé revenons à nos catalogues !
Ce livre représente très bien la vie quotidienne. Attention quand même, car on ne voit qu’une seule maman qui va travailler (les autres sont mères au foyer) et bien sûr, vu la date de parution, pas de couples unisexe ! Le livre a peut-être un peu mal vieilli mais il en reste plus que charmant. Voici la page sur la lecture:
J’aime beaucoup le fait qu’on voit non seulement père et mère lire à l’enfant, mais le grand frère lisant au petit et le bébé lisant tout seul !
Et voici une des images représentent « la nuit » :
C’est quand même bien de voir un papa qui se lève la nuit, non ?
My First Toy Catalogue
Sam Williams, Jane Kemp & Clare Walters (
Malheureusement, ce livre est en VO seulement pour l’instant. Il est illustre par Sam Williams, dont j’avais parlé déjà brièvement ici .
Pour ce livre, on suit le même principe mais avec les jouets seulement cette fois-ci. Le texte en anglais se lit tellement bien qu’on finit par avoir envie de le chanter un peu (ou peut-être que c’est juste moi, un peu tarée sur les bords, quoi). Les illustrations de Williams sont comme d’habitude « moelleuses », on a envie de les avoir ces jouets pour leur faire des câlins. En voila deux exemples:
L’autre intérêt de ce livre est que la dernière double page est pleine d’activités que l’adulte peut faire avec l’enfant. Il s’agit surtout de petits exercices ou il fait regarder les illustrations attentivement. Comme celui-ci :
Donc voila, deux petits catalogues pour les loupiots !
Eh, c’est mon cinquantième billet celui-là,
je suis toute fière de moi !
11 mai 2007
Ingrid Godon rocks!
Je fais coup double cette fois ci avec deux livres pour les petits écrits pas des auteurs britanniques et illustrés par la si talentueuse Ingrid Godon.
Le premier est Un si beau bébé de Martine Oborne (Bayard Jeunesse). Pendant très longtemps j’ai pensé que Martine Oborne était française (nous avons la version française du livre à la maison). L’erreur est humaine, son nom n’a rien d’anglo-saxon! Main non, elle est bien anglaise, londonienne même et ce livre a été publié d’abord ici sous le titre One Gorgeous Baby. J’ai acheté ce livre quand Master O. était petit et il l’a adoré, et sa petite sœur après lui. Il s’agit juste de la description de la journée d’un petit bébé avec toutes ses activités, avec l’avantage qu’on apprend également à compter jusqu'à 10 : « deux yeux magnifiques », « cinq peluches toutes douces », « huit canards très bavards » etc. ! Le texte est simple, les illustrations merveilleuses, les scènes familières pour un bébé même assez jeune ; que veut-on de plus, je vous le demande ? Un must, à mon avis, qui peut être partagé avec un enfant dès 9 mois. Il est sans aucun doute dans le « top 10 » des livres que mes enfants ont aimé les plus lorsqu’ils étaient petits.
Cressida Cowell est l’auteur de notre deuxième ouvrage : Mais qu'allons nous faire de ce terrible bébé ? (Casterman). Cowell, qui est l’auteur entre autre de Ce lapin appartient à Emily Brown est une petite femme loufoque que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années. Beaucoup de ses livres ne sont pas publiés en France, dont notamment Little Bo Peep’s Library Book, un de mes livres préférés (oui, j'en ai beaucoup des livres préférés, je sais!), qu’elle m’avait gentiment dédicacé.
Master O. demandait ce livre au moins 3 fois par jour quand sa petite sœur est arrivée (et quand j’avais dit ça à Cressida Cowell ça l’avait bien fait marrer); ce n’est pas étonnant vu que c’est l’histoire d’un petit bébé qui pleure tout le temps (le titre britannique est beaucoup plus explicite : What Should We Do with the Boo-hoo Baby?) et qu’un chien, un chat, un canard et une vache essaient d’apaiser. Ils essaient tout: jouer avec lui, lui donner à manger, lui donner un bain mais bien sûr tout ce dont ce bébé a besoin, c’est d'un petit dodo !
Ce livre est parfait pour les parents qui aiment imiter les animaux : mes deux enfants ont appris à aboyer, miauler, cancaner et beugler grâce à lui (si si, je vous assure !)
Encore un autre classique qui a beaucoup de succès de ce côté de la Manche.
17 avril 2007
Quel pot!
Depuis trois jours ma fille de 25 mois ne met plus de couches dans la journée. C ‘est de ma faute, après presque 5 ans dans les couches, j'en ai ras le bol ! Je précise quand même que je n’utilise que des couches lavables, alors ma machine à laver a aussi envie de souffler un peu. Bref, je ne vous raconte pas ma vie mais bon, il me fallait des livres qui parlent d’aller sur le pot. Et ben, ça ne manque pas ! En français nous avons lu Caillou, et surtout Pipi Tranquille avec notre copine Capucine. Dans les livres britanniques, il y a beaucoup de choix, mais je vous en offre deux. Un classique, et un petit coup de coeur découvert dans notre bibliothèque locale.
Le classique, le voici : c’est Je veux mon p’tit pot de Tony Ross (Seuil). Ce livre fait partie de la série de la petite princesse qui a beaucoup de titres ici en Angleterre. Au début, la petite princesse, elle l’aime pas trop son petit pot. Mais une fois qu’elle l’adopte, elle a du mal à s’en séparer. Jusqu' au jour ou elle l’oublie quand elle en a bien besoin ...
Mon coup de coeur c’est Sur le pot, comme un grand de Bernette Ford et Sam Williams. D’abord, j’aime beaucoup les illustrations de Williams, et mes enfants aussi. Ils ont tous les deux adoré la série Bunny and Bee (Bouquet et Butine, chez Père castor, Flammarion) et aussi Babies (Bébés comme ci, comme ça, également chez Flammarion). J’aime Williams parce que ses illustrations sont très douces, très enfantines et aussi parce que tous ses bébés portent des vraies couches (bon vous voyez bien, je suis un peu fan de couches lavables, c'est triste, je sais!) ! Bref, quand j’ai vu ce livre à la bibliothèque, j’ai sauté dessus.
C’est l’histoire d’un petit cochon qui va sur le pot et un petit canard qui met encore des couches. A force d’attendre le petit cochon, assis sur le pot, pour aller jouer, le petit canard intrigué se débarrasse de sa couche et essaie lui aussi d’aller sur le pot. C’est un petit livre tout simple, plein d’humour et c’est celui dont ma fille parle quand elle s’assoit sur le pot, donc il a bien fait son boulot !




















